Posé au milieu de ses jardins et fontaines, scrutant les vignes qui l’entourent, Étoges est ce témoin unique de l’Histoire, qui semble calmement attendre qu’on raconte la sienne. Commençons alors par ce que nous considérons être notre suite la plus emblématique, la suite Saladin.
Le nom de Saladin n’a pas été donné à cette suite par hasard. Il est un hommage qui remonte à… 1189.
Ce nom, c’est celui du sultan “Salah el Din” qui fit prisonnier le baron d’Anglure, ancien occupant d’Étoges, lors d’une croisade à Jérusalem. Celui-ci, ne pouvant réunir l’argent nécessaire à sa libération lors d’un voyage accordé par le Sultan, revint se constituer prisonnier. Salah-El-Din, dont le nom évoluera en “Saladin”, devant tant d'honnêteté, lui rendit sa liberté à condition que son nom soit régulièrement donné aux aînés de la lignée.
Hommage donc, l’une de nos plus belles suites devait porter ce nom et profiter du savoir-faire exceptionnel de nos artisans. Située dans une des tourelles, héritage de l’époque médiévale du château, elle a fait l’objet d’une attention particulière. Son lit à baldaquin et sa structure de 4m de haut, a été construit et cousu sur place par notre tapissière. Le rouge oriental traditionnel de ses murs a pu être restitué par notre coloriste après des recherches approfondies sur l’époque. Il permettra d’ailleurs d’y accorder la teinte des menuiseries de la fenêtre, pour sublimer et encadrer la vue qu’elle offre du parc, de ses fontaines et du taxaudier centenaire. Notre décoratrice, avec le concours d’antiquaires locaux, s’est appliquée à réunir les pièces de mobilier qui racontent et mettent en scène cette histoire jusque dans l’antichambre qui mène à ce lieu, décidément différent.
Elle est donc là la magie d’Étoges, souvent dans tout ce que vous ne verrez pas, et dans les attentions constantes portées soit à nos hôtes, soit à notre hôte à tous, le château d’Étoges.